Librairie féministe censurée à Nice : l'Etat condamné pour atteinte à la liberté d'expression - Libération

Info Libé

Article réservé aux abonnés

En décembre, la vitrine des Parleuses avait été recouverte d’un drap par des policiers à l’occasion d’une visite de Gérald Darmanin. La justice a considéré lundi 26 juin qu’il s’agissait d’«une décision illégale portant atteinte à la liberté d’expression».

L’action policière avait fait scandale, elle est désormais jugée illégale. Par des ordonnances rendues lundi 26 juin, que Libération a pu consulter, le tribunal administratif de Nice a condamné l’Etat pour atteinte à la liberté d’expression après qu’une librairie de la ville a vu sa devanture recouverte d’un large drap noir par des agents à l’occasion d’un déplacement de Gérald Darmanin. Le ministre de l’Intérieur visitait le 9 décembre le nouvel hôtel de police niçois, en face duquel se situe la librairie les Parleuses.

Pour l’occasion, ses tenancières avaient exhibé en vitrine plusieurs collages féministes tels que «Qui sème l’impunité récolte la colère», «Victimes, on vous croit. Violeurs, on vous voit». Ou encore «Sophie, on te croit», en référence à Sophie Patterson-Spatz, qui accuse depuis 2017 Gérald Darmanin de viol et s’est pourvue en cassation en janvier dans cette affaire. Mais le ministre n’avait rien vu de cela : la police avait tout recouvert d’un drap… et les libraires

Adblock test (Why?)



from France - Dernières infos - Google Actualités https://ift.tt/ATdH4Zr
via IFTTT

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Des portiques pour sécuriser tous les lycées? Le résultat en demi-teinte en Auvergne-Rhône-Alpes - BFMTV

Gérald Darmanin évoque déjà son départ du ministère de l'Intérieur - Les Échos

Paris : trois incendies allumés devant des églises en quelques jours - Le Parisien